Paraphes étoilés sur l’eau vive qui givre

Et qui glace le ciel, griffé de branches nues !

Le froid fige le bleu de topazes grenues :

Des fleurs en leur banquise ! Et sous la lueur cuivre

 

Un souvenir s’égare en rêves à poursuivre…

Hier n’est déjà plus. Des aubes inconnues

Soupirent sous la neige et frissonnent, ténues :

La rose en sa dormance aimerait tant survivre !

 

Que glissent lentement sur le miroir, les nues

Que chante sur la cime un secret qui se livre

Que  crissent  sur le sol quelques  pointes menues,

 

Les flèches et les dents jusqu’alors ingénues

Briseront   sans regrets, dans une clameur ivre

Les aiguilles du vent, un peu trop tôt venues.

 

Cécile Arielle 26 Décembre 2010

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