Cheminant à mon pas, sans dessein, dans la ville
En ce gris désert froid d’un hiver dénudé,
M’apparut dans le creux d’un buisson débridé
Qui volait au soleil de manière incivile
Un tout dernier rayon, cette fleur si futile !
Elle poussait pour qui, pour quel regard vidé
De son brillant éclat, pour quel espoir boudé ?
Pourtant elle vivait, insolente et fragile !
Elle fendait la pierre et s’offrait sans pudeur
Sans aucune raison sinon d’être sur terre
Un signe de courage un souffle de candeur !
Elle était de passage en notre monde austère
Un témoin de ce qui nous enchaîne à la vie
Alors qu’à tant de peine un destin nous convie !
Cécile Arielle 23 Janvier 2012






































































































