Premier jour d’Automne

Quand l’été lentement a plié ses bagages

Personne n’a rien vu, personne n’a rien dit

Au matin tout au plus, un mal-être inédit

A-t-il pris notre cœur, notre élan comme otages

Nous étions enivrés, de roulis en tangages !

Vers qui chercher secours, et vers quel érudit

Nous tourner pour savoir d’où venait l’interdit

D’exprimer au soleil nos différents langages ?

Fallait-il avancer ou bien s’arrêter  là ?

Que penser que choisir tel était le dilemme …

Avons-nous  jamais su comment bâtir un lemme ?

Il a fait froid soudain,  et plus sombre ici-bas

Dans  les chemins sans fleurs, désormais sans arômes

Les arbres dans la brume ont eu l’air de fantômes …

Cécile Arielle 30 Avril 2010

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