De la saveur du sel de ma petite enfance

Me restent en silence une vague brisée

Quelques embruns aux yeux et cette ombre rosée

Qui se perd dans le bleu d’une brûlante absence.

Face au ciel embrumé que la sagesse encense

Il faut debout au vent et jusqu’à la nausée

Projeter sans faillir en ligne de visée

Un demain que l’ont sait réduit à l’impuissance.

Mais le temps suit son cours et je mets des émaux

Sur les pages d’un livre écho de mon histoire

Pour que chante la nuit et que rêvent les mots.

Seules les fleurs dit-on, dessinent une voie

Pour conduire les pas quand l’esprit seul, louvoie

Serait-ce une utopie et qui l’oserait croire ?

Cécile Arielle 26.04.2010

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