La rose en mon jardin, toujours un peu la même

Et pourtant toujours autre élabore un plissé

Pour ses pétales clairs, que le vent empressé

Fait valser follement au cœur de mon poème.

Si parfois un insecte usant d’un stratagème

S’est dans l’ombre sans bruit,  dans les fronces,  glissé

Il y reste, discret, pour n’être point chassé :

Pour tous, le don de vie est la grâce suprême !

Un chuchotement d’aile, un bourdonnement doux

Font pétiller l’espace en bulles odorantes

Et bruire les couleurs en flammes transparentes

La nature,  ici-bas, en généreux va-tout, 

Nous fait, en chaque aurore, entendre l’invisible

Et goûter dans le soir un silence paisible.

Cécile Arielle 1er. Juin 2010

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