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S’il est bien un mot que je vais  une fois pour toutes et à tout jamais rayer de mon vocabulaire, c’est bien celui de « repos ».

Périodiquement,  parvenue à un stade d’épuisement physique et moral, une petite voix intérieure se joint aux autorités médicales pour me crier « stop ! » et, obéissante ou résignée, je me promets de m’accorder enfin une halte, en accélérant au préalable les obligations du quotidien,  et en anticipant déjà les futures,  afin de pouvoir libérer, sans me sentir coupable : un jour, une heure, une minute de vrai répit, de respiration  profonde entre deux essoufflements.

Eh ! bien, qui pourrait le croire ?

 A l’instant précis où je suis sur le point de relâcher la pression, il se trouve toujours  un de ces instruments du monde moderne pour me rappeler en urgence à l’action !  Une chaudière qui fuit et inonde son environnement,  assortie d’une bataille d’experts …  !

 Mais aussi, un ordinateur qui efface d’un coup toutes mes archives et qui refuse ensuite d’enregistrer tout nouveau document,  une imprimante qui n'imprime plus, une machine à laver,  qui,  prise d’un essorage frénétique,  se déplace et  heurte  violemment  un mur,  jusqu’à  briser son hublot, un téléviseur qui grésille, un tuyau qui se fissure …et j’en passe !

S’il est vrai que tout vieillit (obsolescence programmée ou fortuite ?) et tout  comme moi, arrive en fin de « course », l’accumulation de tous ces ennuis  et de tant d’autres, leur liste n’étant pas exhaustive, qui surviennent justement aussitôt que j’envisage, sinon prononce le mot « repos »,  me convainc de le supprimer même de ma pensée !

Que dire  aussi du jardin qui a fait un « burn-out » après une floraison précoce et  suite aux caprices d’un été devenu fou  entre canicule et violents orages !!!

D’autant qu’à ces déboires bassement matériels,  qui n’ont que l’importance qu’on leur accorde,  et qui même, selon la loi des séries,  dans leur enchaînement ininterrompu,  pourraient prêter à rire, viennent se greffer toujours et s’insinuer sournoisement d’autres émotions,  autrement plus bouleversantes,   pour les  aviver et les démultiplier  en douleurs persistantes, à l’infini.

 Que dire enfin   de tant d’autres « surprises » … et pas forcément des bonnes ? De celles qui pulvérisent le cœur !

Alors,  me voilà bien décidée, quelles que soient les sollicitations d’ici ou d’ailleurs,  à refuser toute idée  de  « relâche », de « suspension »,  « d’armistice », de « trêve » ou autre « entr’acte » dans mon emploi du temps,  … avant la « pause » définitive … 

Et, en attendant,  vaille que vaille, je pare au plus pressé, avec des forces qui, certes s’épuisent et ralentissent une réactivité réclamée par les évènements, mais que faire d’autre, puisque le « farniente » ne semble pas avoir été clairement  notifié  et programmé dans mon ADN !

Il me revient en mémoire que lorsque j’étais enfant, ma mère, soucieuse sans doute de lutter par anticipation contre une paresse naissante ou seulement supposée,  me disait régulièrement :

« Qui se repose, se pose »

 … sous-entendant ainsi qu’une inactivité même très provisoire ou à peine ébauchée, serait source de tous les maux.

Ai-je alors enregistré cette phrase dans mon « disque dur » au point d’en être hantée,  poursuivie, alertée et interrompue sans égards  à la moindre velléité de « sieste » ?????

Qui pourra le dire ?

Enfin, l’avantage, c’est que le mot « ennui » lui, n’a jamais, en ce bas monde,  existé pour moi !

Ce constat fait, et enfin  allégée, pour la bonne cause,  de quelques 25 centimètres de mes indomptables  cheveux gris-blancs,  voilà que l’été se termine … presque ! En tout cas, pour beaucoup, les vacances s’achèvent … Alors,

Je souhaite très sincèrement

Bonne rentrée à toutes et tous

plus particulièrement aux petits écoliers, aux collégiens, lycéens, étudiants …

La route est longue, ardue sans doute,  mais tellement gratifiante après l’effort !

Tous mes bons souhaits  à celles et ceux qui se battent contre l’adversité

pour sauvegarder sinon recouvrer leur santé, leur jeunesse, leur chemin d’espérance !

Bon courage … demain sera un autre jour !

oceandefleurs