Photos Sébastien KECH  (Parc de l’Orangerie, Strasbourg)

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Laissons filer l’eau fraîche en son lit de verdure

Elle sait où aller quand nous ne savons rien

Du devenir de l’être et du sort d’un terrien 

Qui s’ancre dans le sol,  quand pourtant il endure

 

                Et le mal et la faim, la peur et la froidure !

                Est-il ange déchu,  pauvre hère, vaurien ?

                Il  tentera toujours cet envol  icarien 

                Vers l’étrange soleil qui réchauffe  et perdure !

 

Est-il simple fétu  que la vie exténue

Et balaye à jamais sans  moindre complaisance ?

Il a pourtant   laissé,  trace de sa présence !

 

                L’eau douce lentement va,  chemine,  sinue

                Et roule sur la pierre en frisant son écume

                Et porte en son sillage un murmure  posthume.

 

Cécile Arielle 17 Septembre 2011