De ce printemps hâtif nous avons tant reçu !

Quelques larmes de soie au déclin de l’aurore

Un à un  cent bourgeons  que le soleil déflore

Et cette ombre, là-bas,   qui danse à notre insu …

 

De ce nuage fou personne n’a perçu

Là-haut la moindre trace et pourtant il pérore

Il  nargue le futur de son chant insonore

On le sait, à jamais,  d’ions malsains,  conçu !

 

Rien ne semble changé ! La glycine s’élance

Et se mêle au lilas, bleuissant en silence

Un vieux mur fissuré. A leur pied le muguet

 

De ses feuilles naissant, se dresse et fait le guet !

Et pourtant dites-moi : ce rien,  ce pas grand-chose

Pourrait-il empêcher que fleurisse  une rose ?

 

Cécile Arielle 15 Avril 2011

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