En d’autres temps j’étais, poussière de silice

Errant sur l’onde bleue où fut pour moi choisie

Une mouvance osée à fleur de l’amnésie

Hors la chair et le sang, libre de tout cilice.

 

Il me fut imposé d’entrer un jour en lice

En cet humain corset assoiffé d’ambroisie …

Alors je dois chercher en champ de Poésie

Un chiffre au sel de feu pour emplir mon calice.

 

A moi de le brocher sur fils de haute lisse

A l’aurore de l’âme et jusqu’à l’aphasie

Au déclin de lumière à l’aube frénésie

Où tout redevient pur et poudre de silice.

 

Cécile Arielle 06 Décembre 1992

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