Au palais de cristal, en toute transparence

Et sans emphase  naît et s’épand un son pur…

Il emplit la lumière et l’espace si sûr

De ne jamais confondre et l’ombre et le silence !

 

Et pourtant sous la voûte une soudaine offense

Épanche à notre insu comme  un long cerne impur :

Une plainte en deçà d’ un voile  clair-obscur

Rebondit sur la glace et vient par ingérence

 

Effleurer les vitraux  vierges d’allégories.

Elle monte, rebelle, au plus haut de ce dôme

Elle  aime à ressasser d’un banal palindrome

 

Un mal-être en niant toutes les fééries.

Mais que vaut un soupir au regard du lyrisme

Que ce chœur voit éclore en un seul astérisme ?

 

Cécile Arielle 25 Novembre 2010

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photo SÉBASTIEN