Ma maison disparaît sous des vagues de roses

Un océan de fleurs  projette ses embruns

Jusqu’au naufrage fou de mes souvenirs bruns ;

Et la houle déferle en mes aubes moroses.

Mais au chant des oiseaux, que l’on sait virtuoses,

Dans l’air frais, distillés, quelques exquis parfums

S’exhalent alentour …ils viennent opportuns

Adoucir les brisants et leurs métamorphoses.

Que frisent au ressac les pétales  soyeux

Et que moutonne au  ciel l’ultime jet d’écume

Et le jour sera clair et le cœur sans rancune

Que cette mer florale en ses secrets abysses

Recèle en sa mémoire un sourire joyeux

Et  les temps renaîtront sous de meilleurs auspices !

Cécile Arielle 14 Mai 2010