Les yeux des jardiniers

Primesautière  et s’offrant sans détour

La couleur, là,  jaillit et joyeusement fuse :

Des touches de corail une blondeur diffuse

Un éclat de carmin, un saphir alentour

Le jardin s’illumine et se fait troubadour

Avec munificence et si je ne m’abuse

Il donne à  chaque fleur, d’amour pour lui, percluse

Un écrin de verdure un  bienheureux séjour.

Les yeux des jardiniers peuvent-ils voir encore

Tandis qu’ils sont cachés par un miroir sans tain

L’exubérant rosier qui vient  juste d’éclore ?

Quelques  parfums discrets en  ascendant cortège

Vont, pour eux, dans le vent,  porter au ciel lointain

Quelques doux sentiments déclinés  en arpège.

Cécile Arielle 20.01.2010

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